Archives pour la catégorie Actualité

Témoignage de MUMIA auprès du Comité des droits de l’Homme de l’ONU

Répondant à l’appel à contributions du Rapporteur spécial du Comité des droits de l’Homme des Nations Unis, notre Collectif – en collaboration avec Prison Radio (USA) – a sollicité le témoignage de MUMIA sur les conditions qu’il a vécues aux côtés de ses codétenus durant 29 ans dans le couloir de la mort. Vous trouverez ce témoignage en cliquant ici décriant l’enfer carcéral avec ses mauvais traitements s’apparentant à de la torture physique et mentale et portant atteinte à la dignité humaine.

A l’initiative de la Coalition mondiale contre la peine de mort, dont notre Collectif et Prison Radio sont membres, un large panel de contributions du monde entier seront soumises à l’ONU avec l’objectif d’en finir avec cette peine inhumaine et dégradante en déclin grâce au combat abolitionniste mais encore en vigueur dans de nombreux pays. Le prochain congrès mondial contre la peine de mort qui aura lieu à Paris fin juin sera l’occasion de donner une nouvelle impulsion au combat pour l’abolition universelle.

Rassemblement à Paris pour la libération de MUMIA le mercredi 1er avril (18 heures)

Comme chaque premier mercredi du mois, nous vous donnons rendez-vous à proximité de l’ambassade des Etats-Unis place de la Concorde à l’angle de la Rue de Rivoli et du Jardin des Tuileries.

MUMIA est toujours en attente de rendez-vous pour le traitement durable de sa vue

Après une année sans pouvoir lire et écrire, l’ampleur de la mobilisation internationale a imposé des soins lui permettant de recouvrer une vue partielle et la promesse des autorités pénitentiaires de poursuivre les traitements sans lesquels les risques d’une cécité totale pourrait le rendre définitivement aveugle. Sans suite à ce jour, ses avocats et ses soutiens étasuniens ont engagé une nouvelle campagne de mobilisation pour qu’un rendez-vous avec un spécialiste ait lieu sans délai.

La Cour Suprême de Pennsylvanie abolit la peine de prison à perpétuité obligatoire sans possibilité de libération conditionnelle

La Cour Suprême a statué que « la réclusion à perpétuité incompressible obligatoire pour toute condamnation pour meurtre qualifié – en l’absence d’évaluation de la culpabilité – est incompatible avec les protections accordées aux citoyens par la clause relative aux peines cruelles de la charte organique de l’État de Pennsylvanie ». Reconnaissant la gravité d’une telle peine, la Cour écrit : « La réclusion à perpétuité incompressible impose la sanction d’emprisonnement la plus sévère autorisée par la loi – l’emprisonnement à vie sans possibilité de libération conditionnelle – indépendamment de la culpabilité. » Compte tenu des importantes répercussions de cette décision, son exécution (affaire Lee Derek) est suspendue pendant 120 jours afin de donner au Législateur de Pennsylvanie l’occasion de remédier à ce système de condamnation inconstitutionnel. L’application de la règle du meurtre qualifié, qui tient pour responsable de meurtre toute personne participant à un crime ayant entraîné la mort, est particulièrement extrême en Pennsylvanie car la seule peine possible est la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle … Lire la suite cliquant ici

Quel espoir pour Mumia dont ses avocats sont très impliqués dans ce combat ?
Nous y reviendrons dans nos prochaines infos …

 

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MUMIA : poursuivre la mobilisation pour sa santé et sa libération

MERCREDI 4 MARS 2026 (18 heures)
Rassemblement à Paris
PLACE DE LA CONCORDE

à proximité de l’ambassade des Etats-Unis
rendez-vous en bout de la rue de Rivoli et du Jardin des Tuileries

Le combat pour sa santé et sa libération continue en cette 45ème année de détention !

Vous avez été nombreux à exiger un comportement plus humain de l’Administration pénitentiaire de Pennsylvanie pour que MUMIA bénéficie des soins incontournables au rétablissement de sa vue. Les premiers soins médicaux diligentés ont ainsi apporté une amélioration partielle lui permettant de lire et d’écrire. Cette mobilisation doit toutefois se poursuivre et s’amplifier car les autorités n’ont pas encore tenu toutes leurs promesses de rendez-vous ophtalmologiques.

Nous invitons toutes celles et tous ceux d’entre vous qui ne l’ont pas encore fait à adresser un COURRIEL (mail) au responsable du Département correctionnel de Pennsylvanie.
Envoyez le texte en ANGLAIS ci-après à cette adresse :  ra-crpadocsecretary@pa.gov

Mr Laurel Harry,

I am writing to express my deep concern regarding the health of Mr. Mumia ABU-JAMAL (AM-8335 / SCI Mahanoy). Although his vision has been partially restored after the removal of his secondary cataracts, he is still not receiving specific treatment for his very serious retinal condition and active glaucoma, which could cause him to go blind. He also urgently needs new spectacles. I would therefore urge you to do everything in your power to resolve this situation quickly. The denial of medical care could be considered cruel punishment under the Eighth Amendment to the Bill of Human Rights and inhuman treatment under Articles 7 and 10 of the International Covenant on Civil and Political Rights ratified by the United States in 1992.

Surname (NOM)                          Name (PRENOM)                        City (VILLE)                   (FRANCE)                              

Traduction Fr :
Je vous écris pour vous faire part de ma profonde inquiétude concernant la santé de M. Mumia ABU-JAMAL (AM-8335 / SCI Mahanoy). Bien que sa vision ait été partiellement rétablie après l’ablation de sa cataracte secondaire, il n’a toujours pas reçu de traitement spécifique pour son affection rétinienne très grave et son glaucome actif, ce qui pourraient le rendre aveugle. Il a également besoin de nouvelles lunettes de toute urgence. Je vous exhorte donc à faire tout ce qui est en votre pouvoir pour résoudre rapidement cette situation. Le refus de soins médicaux pourrait être considéré comme une punition cruelle au sens du huitième amendement de la Déclaration des droits de l’Homme et comme un traitement inhumain au sens des articles 7 et 10 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ratifié par les États-Unis en 1992.

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